Mitternacht

Mitternacht
Pourquoi Hussunyse ?
J'ai entendu ce mot qui a été bidouillé par la chanteuse du groupe Mypollux dans une des videos de leur concert. Bien sûr, j'imagine qu'elle n'a pas dit ce mot exacte, je l'ai mixé à ma façon et ça a donné Hussunyse.

Si on parle musique, je vais pouvoir dire ce que j'aime. Je ne suis pas non plus là pour faire toute une liste de groupe que j'écoute, ça risquerait de prendre du temps et de m'ennuyer ! Bah oui, une fiche c'est pour raconter sa vie et non celles des groupes de musique qu'on écoute !
Mais je peux dire tout simplement que j'aime le métal sympho, black etc, l'électro goth. J'aime aussi le hardcore, le hardtek.

Je suis semi gothique, semi teufeuse, semi métaleuse. Je ne sais réellement si ça se dit mais on va dire ça comme ça. Je ne vais pas débattre sur pourquoi je dis ça parce qu'on y passerait la nuit, mais je peux toujours en parler avec les personnes qui oseront me poser la question.

Je suis lesbienne. Depuis que je suis toute petite, à l'âge de mes 2 ans, je regardais déjà les filles dans la cours de récréation. Pourquoi ? Bah je ne sais pas, c'est comme ça. Je suis sortie avec les garçons pour me dire que j'étais normale et surtout pour m'enlever cette attirance de la tête. Et puis arrivée à mes 16 ans j'ai mis un stop parce que j'en pouvais plus. J'ai enfin appris que ça existait : les filles qui s'aiment, qui s'embrassent etc. Depuis je vis mon homosexualité à plein temps, je l'assume et tout le monde le sait !

Je vis à Paris. Je vis très exactement dans la banlieue nord-est de Paris. Je hais l'endroit où je vis puisque c'est dans une cité, et je n'expliquerais pas pourquoi je me reçois des pierres assez régulièrement lorsque je fais 300 mètre pour rejoindre l'arrêt de bus. La différence parfois créer des choses fulgurantes n'est ce pas ?

J'ai une ambition dans la vie, c'est être écrivain. J'ai beaucoup souffert dans la vie, surtout pendant mon adolescence. J'ai perdu ma mère à l'âge de 11 ans et lors de mon entrée en seconde générale, j'ai été mal traitée par l'ensemble de ma classe. Je suis quelqu'un qui a remonté la pente grâce à l'écriture et qui maintenant écrit son premier roman.

Je souffre encore de quelque chose de plutôt étrange et souvent très indescriptible. Je ressens un mal de l'époque constant. Une chose que je confis très rarement mais qui a tout de même sa petite place sur ma fiche. A ceux que ça intéresse, si une autre époque vous passionne. Si vous vivez dans une bulle appelé "folie", je suis à l'écoute et surtout je suis prête à en discuter.















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Je vais m'appuyer sur une phrase de RoBERT pour tirer ma dernière révérence.

"Je préfère mourir incomprise que passer ma vie à m'expliquer."

Ce que je tire de cette phrase c'est sans doute que pour ma part, j'ai vécu ma vie jusqu'à aujourd'hui en essayant de m'expliquer. En vain, je n'ai pas eu de conséquences flagrantes. La pire, c'est que j'ai essayé de trouver des personnes qui ressentent la même souffrance que moi.

C'est si dur de faire comprendre à l'inconnu que l'on n'est pas de la bonne époque. Oui c'est con et borné. On m'a même sorti que je tapais dans un grand délire psychologique. L'écrit a trop témoigné de ma survie. Peut être qu'il faut se plier à la vie d'aujourd'hui et que j'accepte mon sort ?
Les lignes ont donné des écrits, les écrits donneront des livres. Et pourtant, ma chère Robert de son côté, gagne la joie d'un public en délire puisque ses chansons témoignent de son monde inconnu.

L'avenir aboutira peut être à quelque chose qui sait ? Mais c'est la fin de ce blog.

# Posté le lundi 18 août 2008 01:46

Modifié le mardi 12 mai 2009 18:58

Je me suis suicidée

Je me suis suicidée
Une sorte de liberté en vain. J'ai décidé de donner des ailes à mon corps, une nuit d'automne, surveillée par les vagues d'une mer affolée. J'ai joint mon âme aux feuilles mortes qui déanbulent le long de cette falaise.
Oh mon amour, j'ai balancé mon coeur dans le ciel, un soir d'octobre... Un amour passionné, poussé au suicide. J'ai donné la liberté à mon âme en peine.. Je n'ai calculé le temps qui me restait. Je n'ai imaginé le bonheur futur qui m'attendait. Je n'ai pas non plus pensé aux conséquences de mon acte. J'ai simplement pris mon courage entre les mains, et d'un seul bond dans le ciel, offris l'envol à mon âme...

Tandis qu'en bas, dans une chute mortelle, s'écrasa mon corps... Un corps qui a vécu bien des choses en commençant par une naissance dès plus dur à vivre. La perte d'une mère atteinte d'une maladie incurable. A ce vécu s'ajoute bien sûr, un rêve qui ne trouva jamais une réalité...
Mon corps qui explosa d'un cri face à la vue du monde qui l'attendait...

Oh mon amour, je me suis suicidée ce soir d'automne... Au loin hurla un loup, comme pour annoncer ma mort. Une onde boréal m'emmena dans le ciel éternel, parmi toutes ces étoiles qui brillent encore...

Oh mon amour, j'ai été ton ange, ton ange d'un soir...

Mon corps criant la souffrance, chatouille la roche... Ce corps moue, sans plus aucune pulsion, dévisagé par la force de sa chute. Troué par la roche, par un vol mal effectué. Qui a perdu dans son envol, la capacité d'entendre, de crier, de pleurer, de souffrir...
Mon amour, je me suis suicidée un soir d'automne...

Je vous ais tendu la main Ma Dame, sans recevoir un retour. L'amour impossible n'est qu'une histoire inventée par notre propre esprit... Ce n'est qu'une vaste poésie sans fin, qui quand on y croit, nous détruit. Toi mon amour qui n'est pas, qui n'est plus, je te dédis les lignes qui m'ont tué... Mes dernières témoins du passé...


Moi qui t'aurais aimé...


C'est quelques temps plus tard qu'on découvrit sous la neige d'hiver, un corps inerte, pourri. Carcasse éventré par la folie des corbeaux. Une viande plutôt sèche et puante au grès du vent... Les flocons effacèrent ma mémoire de ce monde qui deviendra inconnu à mes yeux... Tant mieux. Tu as été l'unique amante, qui me fit jouir comme jamais, mais tu as aussi été ma meurtrière à jamais... Car même ma mémoire, on l'oubliera....



Hussunyse P

# Posté le dimanche 05 octobre 2008 08:34

Modifié le jeudi 07 mai 2009 12:08

Emmenez moi...

Emmenez moi...
Que les voix qui s'écoulent autour de moi prennent vie, telles des poupées de porcelaine emprises par une âme en peine. On a enfermé un rêve dans mes propres livres de sorcèlerie. On a donné vie aux pages déchirées. Toute une formule magique pour épuiser les mots qui n'ont plus de sens... Des poèmes et des silences pour mieux savourer le mal qui nous ronge. On a hurlé mon nom sous la terre des purs tombeaux d'avant....

J'ai voulu t'aimer et je l'ai fait. J'ai voulu t'emmener loin, j'ai réussi. J'ai voulu jouer avec le feu et j'ai échoué. Te perdre, je n'ai jamais voulu le faire...

J'ai conclus que ma vie était un simple échec, né à une époque complètement insensée.

J'ai crié, j'ai crié ma souffrance au coeur des abimes. J'ai déchiré mon coeur avec passion... J'ai offert mon âme au diable et au mal afin de comprendre ma souffrance... Et en rien, rien n'a changer pour ma personne.

Je vous en pris, et même si cela est impossible... Ramenez moi au temps d'avant ! Offrez moi la mort s'il en vaut le coup de lui offrir ma présence. Et puis effacer mon nom qui défile en vain sur tant de morceaux de papiers.

Supprimez ma vie
Supprimez mes écrits
Supprimez mes amantes, mes amours
Supprimez mes rêves, mon futur
Supprimez moi tout simplement

Mais je vous en pris !

Donnez moi cette vie d'avant !
Donnez moi mon talent d'avant
Donnez moi ces amantes, ces amours souffrants la mélancolie et les sentiments impossibles et avides...
Donnez moi un futur court mais magnifique
Donnez moi tout simplement, ma vraie vie d'avant !

Donnez vie à mes songes, donnez vie à mes yeux bordés de mélancolie, à mes cris de détraisse, à mon avenir en peine... Donnez vie à ma vie...


C'est un cri de détraisse, c'est un SOS.
C'est un décalage d'année, il est impossible de reculer...

C'est un secret que personne sait comprendre.
C'est une chanson qui pue la mort et la nostalgie.
C'est un poème sans rhyme, sans émotion.
C'est un souhait incompréhensible et pourtant si bien écrit.
C'est une envie, une mélancolie qui ne veut pas s'évanouir.
C'est une souffrance qui s'épanouit au creux de mon âme.
C'est un sourire effacé, remplacé par la disgrasse en vain.
C'est un rêve indescriptible qui demande de naître, et qui par sa joie, ne crirait point sa peine lors de son ouvrage...

C'est ma souffrance personnelle après tant d'années de combats contre la société d'aujourd'hui.

C'est surtout passer pour quelqu'un de complètement fou...




Hussunyse Puritania.



A celle que j'étais et que je resterais...


Emmenez moi, là où ma vie s'est arrêtée, là où ma vie s'est épanouit pour de magnifiques lendemains... Là où la vie est bien plus dure qu'ici mais vaut la peine d'être vécu...

# Posté le vendredi 31 octobre 2008 07:49

Modifié le jeudi 26 mars 2009 19:28

14/02/2009 Robert à moi.

14/02/2009 Robert à moi.
Elle a ébloui mes yeux, l'espace d'une heure où deux. Rendez-lui ses oiseaux, j'entends aussi qu'ils l'appellent..



Alors que sur scène, ton chant enivrait la foule. L'heure sonnait mon retour. Ta dernière chanson qui éprouve en toi, le triste sentiment d'une fin, encore une fin. Personne, ta dernière chanson, cette personne c'est peut être moi. Toi qui, sur scène, laisse couler les larmes. Je déhambule Paris car sonne l'heure, je partage ta tristesse pourtant. Je pleure de même. Ta voix me manquera...

# Posté le mardi 17 février 2009 12:22

Modifié le mardi 17 février 2009 12:42